10 juin 2007
L'émeute à Chongqing le 3 juin
Selon Boxun, Vers 10 heures du matin, le 3 juin, à Chongqing (Sud-ouest de la Chine), des milliers de manifestants se sont confrontés avec la police locale. 2 voitures de police sont détruites, dizaine de personnes blessés.
Sur un forum chinois, il raconte que l'histoire est encore provoquée par les Chengguan (garde municipal), qui chassaient des marchands ambulants de fleurs. Un marchand a été touché d'un coup de pelle par un membre de Chengguan. Il est grièvement blessé. Cela a provoqué la colère des habitants.
Les familles du victime sont arrivées sur le lieu vers midi, les policiers ont frappé les familles. Après avoir battu les familles, un garde municipal demande aux gens aux alentours qui a vu la bagarre. Malgré cette provocation, une lycéenne s'est portée en avant pour témoigner. Les Chengguan l'ont battu. Le climat de la manifestation a atteint son apogée. L'émeute dure environ 8 heures. Vers 5 heures après midi, les policiers ont rétabli les transports.
Aucun média local n'ont repporté cet émeute. Mais sur les forums, on peut trouver des articles.
Les photos qui choquent - 2
Mots clé: Actes de "Chengguan" (garde municipal)
Le comportement du Garde Municipal municipal (Chengguan) est beaucoup critiqué en Chine. Cette fonction a été crée à l'origine pour maintenir le bel aspect d'une ville. La définition de ses fonctions est très floue, ils ont très souvent le dessus sur la population de la e inférieure. Ils ont le droit de chasser les mendiants, confisquer les marchandises sans permis, et éliminer tous les éléments qu'ils jugent nuisibles à l'image de la ville. La façon dont ils exécutent est souvent radicale, on entend même des "Chengguan" qui ont battu à mort des pauvres gens. Ils sont souvent employés comme hommes de main du gouvernement, ils participent aussi dans la démolition et l'expulsion forcée.

A 6 heure du 10 août 2006, Sun Liugen, retraité, fit l'exercices gymnastique devant une école. Là, il assista une scène de dispution entre des Chengguan et des marchands de légumes. Il rappela les Chengguan à respecter les gens. Le bagarre se tourna contre lui, 6 membre de Chengguan le frappèrent à mort.

7 heure du 20 juillet, 2005, une disputions entre les Chengguan de Xinghua (Jiangsu province) et la marchande de légume devint une tuerie cruelle. Sous les yeux de habitants, elle fut battue à mort. Voici comment les membres de Chengguan traitetent le peuple.

Dans certaines villes, pour payer la scolarité de leurs enfants, il y a des femmes gagnent de revenus modiques en cirant des souliers. Même pour ce travail humble, il faut payer au Chengguan un "costume" de cireuse et une taxe de 4 yuans par jour.

Le 15 juin 2006 à Chongqing, une groupe de Chengguan frappèrent une femme et son enfant qui vendaient de légumes. Elles se cachèrent dans la toilette de femme, les Chengguan les entraînèrent dans la rue pour continuer à châtier. Cela provoqua la colère des passants. En fin, les Chengguan furent encerclés et battus par les passants.

Voici une scène quotidienne, les cireuses doivent payer la taxe, le costume, et founir des services gratuit pour ces "serviteurs publics".

Saction pour un chaffeur de faux taxi. Voiture confiquée, amende lourde, d'accord. Mais, pourquoi la punition d'agenouillement. Ca a duré 30 min.

Un apès midi du 3 octobre, 2004, un marchard de légume est frappé par un Chengguan, laissant ses enfants pleurer.

A 7 heure du 19 novembre 2005 à Wuxi, Wu Shouqing, réparateur de vélo, fut embarqué par les Chengguan pour une "éducation", la famille de Wu allèrent au bureau de Chengguan pour protester. Wu et sa famille furent frappé au bureau, Wu fut mort sur le coup. (Photo correspondant non trouvé)

Voici une scène du travail de Chengguan, on peut l'appeler la pillage.

Selon nos porte parole, la chine est un pays de la loi. Ces exécutants de la loi (Chengguan), agissent selon quelle loi? Ils ont droit de tuer?

Le 24 décembre, 2004 à Chengdu, un journaliste attaqué par 20 Chengguan lorsque un interview sur une incendie.

Pauvre grand père, pouquoi vous vous agenouillez?

le 4 janvier 2006, à Chengdu, un fruitier est poignardé par un Chengguan lorsque du passage.


Yu Bo, 24 ans, propriétaire d'une station de service. Après avoir disputé avec des Chengguan, il est écrasé par la voiture de fonction de Chengguan.


Même entre eux, ils se font pas de cadeau, une bagarre entre les Chengguan de différent quartiers. Les vaincus sont déshabillés et attachés sur les 2 doigts. C'est probablement à cause des désaccords de la partage du butin.

Elle n'a pas de l'argent à acheter le costume de cireuse. pour cela, ses outils de travail sont cassés par Chengguan 6 fois. Pourquoi, les Chengguan s'en prennent toujour aux pouvres?


Une prostitué ligotée par 3 Chengguan, un symbole de droit de l'homme en Chine. Des artistes inspirés de cette image, ont fait un statut pour rendre hommage aux prostitués.
Les photos qui choquent - 1
Mots clé: Actes de "Chengguan" (Garde Municipal en chine)
Le comportement du Garde Municipal municipal (Chengguan) est beaucoup critiqué en Chine. Cette fonction a été crée à l'origine pour maintenir le bel aspect d'une ville. La définition de ses fonctions est très floue, ils ont très souvent le dessus sur la population de la e inférieure. Ils ont le droit de chasser les mendiants, confisquer les marchandises sans permis, et éliminer tous les éléments qu'ils jugent nuisibles à l'image de la ville. La façon dont ils exécutent est souvent radicale, on entend même des "Chengguan" qui ont battu à mort des pauvres gens. Ils sont souvent employés comme hommes de main du gouvernement, ils participent aussi dans la démolition et l'expulsion forcée.

Long Zhiguang, handicapé, marchand ambulant à Chongqing. Il fut frappé et blessé par "Chengguan", puis hospitalisé pendant des mois à ses propres frais.


A 8 heure 30 de 24 mai, 2006, un "garde municipal" de Zhenzhou fit son inspection routine dans une cour d'habitation. Le gardien de la cour refusa l'accès de sa voiture. Le Chengguan furieux, redémarra la voiture, renversa le gardien et l'entraîna 30 m plus loin. Le gardien fut mort sur le coup.

Le 7 août, 2006, un "Chengguan" donna un coup de pied sur l'éventaire du marchand forain. Des aubergines sautées de l'éventaire, tapa sur le ventre de la fille du marchard enceinte de 6 mois. Elle fut envoyée à l'hôpital en urgence. (Devant la porte, c'est sa mère qui pleure)

Un Chengguan de Pékin poursuivit une fille qui distribue des publicités.

A 4 h 30 du 14 novembre, 2004, des journalistes du journal officiel du gouvernement Hainan interrogèrent le responsable du Chengguan local, sur une affaire de vente illégale de confiscation de tricycles des marchands ambulants. Ce responsable pointa son majeur, et injuria grossièrement les journalistes. Ses gestes furent filmés.

Zhang Lifei, interrompit ses études et aida la famille pauvre en vendant des fruits à vélo dans la ville de Kunming. Le 14 août, 2006, Il fut renversé par les Chengguan et se disputa. Les Chengguan le poussèrent dans une voiture de fonction et le frappèrent pendant 10 min. Puis ils le jetèrent dans la rue. Il fut découvert et envoyé à l'hôpital par des passants. Il est désormais handicapé.

Soldats? Policiers? C.R.S.? Non, c'est les fameux "Chengguan". Ils sont armés jusqu'aux dents.

Cireuse de Chaussure frappée par un Chengguan. Mais cet acte provoque la colère du peuple.

Une dame agée, vend des légumes dans la rue. Elle est frappé jusqu'au coma par des Chengguan.

Un main d'oeuvre (minggong) chercha du travail dans la rue. Après avoir des disputions, il fut frappé par des Chengguan.

Xu Bin, conducteur de bus, il fut éjecté de son bus et frappé jusqu'au coma par des Chengguan. La cause évoquée, il conduisait trop lentement, de sort qu'il genait le travail de Chengguan.

Une fille de 11 ans, vendeuse de fleur dans la rue de Chongqing fut frappé par 4 Chengguan, elle demeura dans le coma pendans 31 heures.

Le 21 juillet, 2005, un chauffeur de camion fut frappé et blessé par des Chengguan de Zhenzhou. Les policiers assistèrent bras croisés.

Un Chengguan versa un wok de l'huile chauffée sur le marchand.

Li Zhiqiang, un Chengguan qui fut tué par un marchand de fruit lorsque il confisquait le tricycle du marchand. Cet affaire provoqua un débat national sur la potique de la gestion urbaine. L'opinion publique se pencha sur l'accusé.

Chengguan renversa un wok de l'huile chauffée, la marchande fut grièvement blessée.
09 juin 2007
Bizutage dans un lycée à Pékin
Bizutage dans un lycée à Pékin
Vidéo envoyée par quyuan2

Après le fameux «happy slapping» qui s'est passé dans une classe à Pékin. Voici un nouveau video circulé sur le net qui suscite les criques des "démoralisations des étudiants" ainsi que la politique de l'education nationale. Ce video montre la violence qui se propage dans les établissements scolaires en Chine. Selon le diffuseur, il se passe dans un lycée à Pékin. Vraissemblablement, des étudiants sont en trains de malmener un nouveau arrivé dans la toilette. Il est entouré des caramades, sous éclats des rires.
Dans les année 90, le bizutage n'exsistait pas en Chine. Maintenant, avec la dégradation générale du morale dans la société, cette influence inquiétante touche désormais la tour d'ivoire.
Actes des gardes municipals (Chengguan) en Chine
Voici les quotidiens des marchants ambulants en chine.08 juin 2007
Commémoration du Massacre de Tiananmen en Chine
Contrairement à l'impression de certains français en Chine, les chinois n’ont pas oublié 6.4., ils commémorent cet événement discrètement et intelligemment.
La nuit du 3 juin, j’ai surveillé toute la nuit les forums politiques chinois, il y avait dizaine de milliers des internautes commémorent cet évènement à leur façon. En Chine, l'internet est contrôlé par le bureau de l'inspection des réseaux (une branche de la police), ils filtrent tous les messages qu'ils jugent nuisible au pays, pour des cas "graves", ils peuvent identifier la personne et la mettre en prison (c'est le cas de Shitao). Malgré la risque, les internautes chinois publient des sujets à première vue qui n'ont aucun lien avec l'événement, mais des mots et des chiffres cryptés pourraient inciter l'imagination des lecteurs. Par exemple, un sujet titré "1789, la prise de bastille.", il raconte le passé de la révolution française. Pour ceux qui ne connaissent pas la situation, ce n'est qu'un sujet ordinaire qui concerne pas les chinois, mais, le chiffre 89 incite les gens d'y penser à l'année 1989. La même chose pour le chiffre 18 (anniversaires de 18 ans de l'événement). Par exemple, "J'ai 18 ans." pour faire souvenir l'anniversaire de ce triste massacre, etc. Les commentaires des lecteurs servent aussi à montrer leurs solidarités avec le langage cripté et ambigu. Ces sujets sont supprimés rapidement par les webmasters, certains n'ont existé que quelques secondes.
Vers 2 heures du matin du 4 juin, le gérant du site forum l’oeil de chat (Maoyan) a publié un texte ainsi:
A ceux qui ne dorment pas ce soir.
auteur: Mu Mu牧沐 (il est le créateur ce forum, le plus grand forum politique de la chine)
Je sais qu'il y a encore 10 000 personnes en ligne sur ce forum. Y compris ces 3 domaines.
http://club.cat898.com/
http://club2.cat898.com/
http://work.cat898.com/
Aujourd’hui les sujets publiés sont beaucoup plus nombreux que les jours ordinaires malgré ce soit la nuit de dimanche. Il y a des sujets qui sont pas autorisés. S'ils ne sont pas autorisé ailleurs, ils seront pas publiés ici non plus. Pour ce jour, je comprends que vous voulez vous exprimer, mais ne publiez plus les sujets qui sont déjà supprimés, s'il vous plaît, car les webmasters sont déjà très fatigués aujourd’hui. Il faut que vous vous calmiez pour réfléchir à l’histoire. Qu’on regarde en avant.
Ce soir je suis en ligne jusqu’a maintenant. Merci de votre compréhension.
2007-6-4 2:04:44
Si les internautes courent moins de risques, alors que le jour du 4 juin, sur le journal officiel du gouvernement de Chendu (journal du soir de Chendu) qui a 200 000 d'abonnés par jour, un anonyme a réussi à publier une phrase qui lui risque d'être emprisonné. Cette phrase est “Rendre hommage aux mères des victimes du 4 juin”. Elle est publiée publiquement dans un coin des petites annonces. Pas très voyant, mais ce message a fait le tour du monde en une journée. Cet affaire est assez étrange, car l'employée du journal qui s'occupe de la publication des annonces, est un jeune de 20 ans, elle ne savait pas ce que ça veut dire "64", et a appelé le client pour lui demander de quoi il s'agit, le client lui a répondu "C'est un accident de la mine". Ainsi, cette annonce a été publié royalement sous les yeux des contrôleurs. Cela prouve que la censure a un effet secondaire - rendre aveugle non seulement à son peuple, mais aussi à l'autorité elle-même.
Le lendemain, les responsables de la rédaction et les employés du journal sont interpellés, le résultat: un vice rédacteur en chef, 2 rédacteurs ainsi que 4 employés du département publicité sont licenciés. (Selon Agence Bonxun) Pour le "client" qui a publié ce message, on n'a toujours pas de nouvelles. Il est considéré comme un héros anonyme par beaucoup de chinois.
Par hasard, le 3 juin, un séisme de 6,4 à Yunnan a coïncidé avec l'anniversaire de l'événement de Tiananmen. Le lendemain, le "à la une" de ce phénomène naturel dans le journal du Sud Métropolitain (Nan Fang Du Shi Bao) a eu droit aussi à la sanction. Parce que le titre "Séisme de magnitude 6,4 à Yunnan" était trop voyant, ça provoque le malaise de l'autorité.
C'est vrais que pour les plus part des gens, ils ne prononcent pas ses opinions sur le sujet, ce n'est pas parce que ils ont oublié cet événement, mais c'est parce qu'ils n'osent pas le parler. La censure et l'oppression omniprésente leur ont rendu cynique et docile. Cependant, à travers de ces cas particulier, on voit l'espoir pour l'avenir.
07 juin 2007
L'émeute des étudiants à Zhenzhou
Hier soir, à Zhenzhou, près de l'Institut informatique, 5 agents du Maintien de l'ordre municipal (Chengguan) ont battu une étudiante qui a voulu faire de la vente ambulante. Marchandises renversées, elle a été frappée et a perdu une dent. Ces actes violents a provoqué la colère des centaines d'étudiants aux alentours. Ils l'ont entouré et blâmé ces actes.
L'arrivée de la police n'a pas apaisé la colère des étudiants. Sous la protection de la police, les agents du "Chengguan" se sont montrés plus arrogants à l'intérieur de la voiture en faction. Ces provocations ont incité les étudiants à s'en prendre la voiture de la police. Ils ont soulevé la voiture et l'a fait déplacer de 5 m.
Les renforts de la police commencaient à arrêter les manifestants. Cela jeta de l'huile sur le feu, les émeutiers sont devenus plus nombreux et violents. Ils ont exigé la libération des manifestants, et ont reussi à renverser et bruler la voiture de fonction de Chengguan.
Enfin, la situation a été contrôlé par l'arrivée de C.R.S., l'étudiante blessée est envoyée à l'hôpital. Voici quelques photos de cette émeute. Par rapport au soulèvement de Bobai, ceci n'est qu'une petite manifestation.
Le comportement du Maintien de l'ordre municipal (Chengguan) est beaucoup critiqué en Chine. Cette fonction a été crée à l'origine pour maintenir le bel aspect d'une ville. La définition de ses fonctions est très floue, ils ont très souvent le dessus sur la population de la classe inférieure. Ils ont le droit de chasser les mendiants, confisquer les marchandises sans permis, et éliminer tous les éléments qu'ils jugent nuisibles à l'image de la ville. La façon dont ils exécutent est souvent radicale, on entend même des "Chengguan" qui ont battu à mort des pauvres gens. Ils sont souvent employés comme hommes de main du gouvernement, ils participent aussi dans la démolition et l'expulsion forcée. Voici quelque photo de l'acte de ces fameux "Chengguan".
06 juin 2007
La démolition et l'expulsion de force en Chine
Hier le 5 juin, à 8 heure 30 du matin, à Hangzhou, la maison de Madame Zheng Xiaolan, 83 ans, a été démolie et la famille a été expulsée de force par le gouvernement municipal de Shangcheng District. Le gouvernement a engagé une centaine de personnes, dont la police, les ouvriers, les agents de sécurité.
Madame Zheng est la propriétaire d'une maison de 50 ans, qui fait partie du patrimoine historique, le gouvernement local veut construire une rue commerciale à la place. Selon la fille de Madame Zheng, elle n'a pas encore donné l'accord sur l'indemnisation, et le gouvernement a déjà tenté de les expulser.
Le 11 mai, le bureau de la démolition et expulsion a envoyé un groupe d'agents pour tenté le coup. Madame Zheng était toute seule à la maison, elle a résisté à la mort, celui-ci n'a pas réussi son coup.
Le 23 mai, le gouvernement municipal a renvoyé de nombreux policiers et des agents de sécurité pour démolir la maison. Madame Zheng a refusé de quitter la maison, des habitants des environs sont venu manifester. Les agents n'ont pas réussir à éxécuter le travail.
Aujourd'hui, le gourvernemt a envoyé 4 camions, des policiers (en costume et en civil), des ouvriers (plombiers, électriciens, manutentionnaires), et des agents de sécurité. Ils ont d'abord menacé les familles par des mesures forcées. Craignant ces représailles, Madame Zheng a été envoyé par ses enfants à la campagne pour échapper à ces scènes violentes. Devant les manifestant, les employés du gouvernement ont abattu la porte en fer, déménagé tous les meubles, et les ont installé dans un logement plus modeste.
Voici quelques photos de la démolition et l'expulsion de force en Chine. C'est le quotidien des chinois.
05 juin 2007
La liste de Ding Zilin
C'est une liste de 186 victimes de la nuit sanglante du 3 juin 1989. Derrière chaque nom de cette liste, se cache une vie, s'ils étaient encore présent parmi nous, ils seraient peut-être docteur, directeur, ou chercheur, l'élite de la nation. Derrière ces victimes, se trouve plusieurs familles, qui ont pendant 18 ans combattu pour revendiquer la justice. Ce groupe, est universellement connu comme Mères de Tiananmen.
La représentante de Mères de Tiananmen, Madame Ding Zilin, l'initiateur de cette liste, a perdu son fils pendant l'événement de massacre de Tiananmen, mais elle s'est courageusement redressée pour consoler les autre familles des victimes. Après avoir durement enquêté malgré la pression de l'autorité et les diffamations qu'elle a subies, ce groupe de Mères de Tiananmen a identifié 186 victimes de cet événement et ils ont publié un livre à Hongkong "Les témoignages de Mère de Tiananmen". Je viens de lire certains passages, et mes yeux sont déjà mouillés de larmes. Ces témoignages m'ont touché profondément dans mon cœur. Si un jour, la liberté règne en Chine, je souhaite qu'un film sur ce sujet soit réalisé. Je traduis quelques passages:
- "Les témoignages des Mères de Tiananmen"
J'ai vu le corps de mon fils, je me suis jetée sur lui, j'ai crié 'Xiang Dong, réveille-toi, Maman est là!', J'ai voulu embrasser mon fils, mon fils charmant, mon fils héroïque. Mais il était pâle avec les yeux ouverts. Des jeunes docteurs m'ont soutenu à bras, et m'a séparé de force, j'ai pleuré et crié. J'ai voulu me libérer de ces mains. (Xu Yu, Mère de Wu Xiangdong)
L'après midi du 7 juin, on a couvert le corps de mon fils Long avec le drap tout blanc cousu par ma sœur. Ils craignaient que je ne puisse tenir, et ne me laissent pas approcher Longlong, j'ai crié:"j'ai appris l'anatomie, je n'ai pas peur, je veux voir mon fils!" Le corps de mon fils est déposé devant moi, ma fille s'agenouillait devant son frère et inclinait sa tête sans arrêt, elle a crié:"Mon frère, désolé, on aurait dû rester ensemble ce soir là!" (Su Binxian, Mère de Zhao Long)
J'ai fermé ses paupières de mes mains, j'ai dit:"Mon enfant, suis ton chemin! Maman ira sur ta tombe chaque année pour ton anniversaire." Je n'ai pas pleuré, j'ai un sentiment comme si LongEr était rentré dans mes bras, j'ai embrassé son visage, ses mains, ses pieds froids de mon LongEr, ce froid m'a transpercé le cœur! Tous mes vaisseaux sanguins semblaient gelés, mon corps était insensible. Quand on m'a tenu dans les bras et m'a aidé à me lever, j'ai pris conscience que j'allais quitter mon enfant éternellement! Et là, mes sanglots éclataient. Toute la famille, tout le monde, même des anonymes qui nous croisaient montraient leur affliction. (Zhou Shuzhuang, Mère de Duan Changlong)
Je m'agenouillais devant le docteur:"Je vous en prie, sauvez le, il a une enfant de 7 ans!" Il y avait plein de sang sur moi, le docteur est taché de sang aussi, il m'a dit avec des larmes dans les yeux:"Non, c'est fini, nous avons pris toutes les mesures nécessaires, quand il est envoyé chez nous, il est déjà mourant, il est mort, il est envoyé à la morgue." Mon mari était la première victime qu'ils ont reçue à l'hôpital de Tongren, Docteur Zhao m'a accompagné à la morgue pour confirmer, il m'a montré les clés de la maison sur le corps de Zhiying, mon cœur était brisé totalement. J'ai crié désespérément, l'hôpital m'a donné une piqûre de tranquillisant. Beaucoup de gens de bon cœur m'ont entouré, m'ont consolé. Il y avait même un jeune journaliste qui m'a pris un photo. (Zhang Yanqiu, L'épouse de Wang Zhiying)
04 juin 2007
Une première: commémoration de Mère de Tiananmen
Liu Xiaobo, traduit par quyuan2
Les petits autels
Madame Ding Zilin dépose un bouquet de fleurs devant l'autel
M. Jiang Peikun, Mme. Xu Yu, Mme. Ding Zilin, Mme Ma Xueqin
Mme. Xu Yu et Mme. Ding Zilin pleurent leur peine
M. Jiang Peikun, un visage attristé
Deux Mère de Tiananmen se consolent
Près de minuit le 3 juin 2007, j'ai reçu un coup d'appel de Monsieur Jiang Peikun, il m'a raconté qu'il a rendu hommage à son fils à Muxidi avec Madame Xu Yu et Madame Ma Xueqin.
Le temps se fige vers 11:10 le 3 juin 1989, l'enfant unique du couple Ding Zilin et Jiang Peikun a trouvé la mort à l'entrée du métro près de la fameuse Place Tiananmen. Presque en même temps, Wu Xiangdong, le fils de Madame Xu Yu est tué sur le pont de Muxidi.
Madame Ding Zilin et Madame Xu Yu font partie de "Mères de Tiananmen", pendant 18 ans, elles n'ont pas pu rendre hommage à leur propre fils le jour de leur mort. Chaque année, à cette période, elles étaient consignées à leurs domiciles, ou poursuivies par les agents de la sécurité d'Etat. Cette fois-ci, deux "mères de Tiananmen" peuvent enfin se rendre sur le lieu du massacre pour commémorer l'évènement.
Inimaginable, c'est la première fois depuis 18 ans. Cette commémoration est aussi pour les autres victimes du soir du 3 juin 1989.
Muxidi, est le lieu de massacre le plus atroce de cette époque. Jusqu'à présent, parmi les 180 victimes identifiées par "Mères de Tiananmen", 35 ont été tuées à cet endroit. Il devient un lieu de mémoire pour les familles de victime, et devient aussi un terrain interdit par l'autorité.
Cette nuit, Madame Ma Xueqin est venue participer à la commémoration malgré sa santé préoccupante, sa fille de 19 ans a été tuée à Pékin pendant le massacre. Mais celle-ci a renoncé a cause de sa pénible tristesse et son état cardiaque.
Madame Ding et Madame Xu, ont préparé des fleurs, bougies, bière, et photos de portrait de leur enfant, elles ont créé un simple autel devant l'immeuble où leurs fils sont tombés. Les photos de portrait sont entourées de fleurs, bougies, boissons, fruits que leurs fils préféraient de leur vivant.
Sous le silence, les mères ont versé un verre de bière par terre. Une fois de plus, elles pleurent silencieusement leur chagrin, leur injustice qu'elles ont subies pendant 18 ans.
Combien ont-elles eu envie de crier leur douleur pendant ces 18 ans devant le lieu mortuaire.
Aujourd'hui, elles ont enfin une chance d'y acceder.
A 11 heure du soir, les voitures et les passagers sont encore nombreux dans la rue. Chaque fois il y a quelqu'un qui passe, ils s'arrêtent systématiquement, observent et repartent respectueusement.
le 4 juin 2007, à domicile de Pékin (Cai Chu, Boxun)







































