Selon l'Information center for Human rihgts & Democracy basé à Hongkong, des milliers d'employés du Corps de construction et de production du Xinjiang (CCPX) ont attaqué la police locale en fin septembre. Une quarantaine de personnes a été blessé et plusieurs voitures policières détruites.

Cette émeute est due à l'interdiction de vente libre de coton prononcée par CCPX. Les employés qui travaillent sur le champs de coton sont traités au forfait, ils sont chargés de les cultiver et de payer tous les frais de la production. Au moment de la moisson, l'autorité a interdit la récolte par les cultivateurs même, et leur a ordonné de ne vendre ses produits qu'à l'état avec un prix beaucoup plus inférieur que celui du marché. Soucieux d'être à perte, des employés ont récolté clandestinement le fruit de leur travail.

La nuit du 23 septembre, l'autorité a envoyé une centaine de policiers pour pénétrer de force dans les maisons des employés cotonniers pour une fouille générale des récoltes clandestines. La police a battu des femmes et des personnes agées.

Cette nuit sanglante a provoqué la colère de tous les employés. Des milliers d'entre eux se sont emparés d'un poste de garde ainsi que d'un bureau de la police locale. Retirés sur le coup, les policiers ont arrêté au moins 25 personnes dans les jours suivants.

Le CCPX est une organisation semi-militaire qui contrôle la région autonome du Xinjiang.