12 août 2007
Enquête sur les ouvriers migrants pour les constructions olympiques
Source: Sports Illustrated
Auteurs: Zhang Lei, Hong Anqi, Huang Chenqian de la Revue Illustrée du Sport
Qui sont-ils? Passants, constructeurs, ou juste des gens qui poursuivent leur vie? Comment imaginent-ils les jeux olympiques qu'ils sont en train de construire? Le 18, 21, 22 juillet, nos journalistes stagaires de la Revue Illustrée du Sport ont visité les chantiers des stades olympiques, le village olympique et les alentours. Nous donnons la parole aux 57 ouvriers de la construction des chantiers olympiques.
"Nous venons tous de Henan", dit Yang Baolin (Henan, 44 ans).
Parmi les 57 participants, 32 personnes viennent de la province de Henan, les autres ouvriers viennent d’autres provinces : Fujian, Sichuan, Hebei, Hunan, Jiangsu, Hubei, Chongqin, Anhui et Guizhou. La plupart des ouvriers sondés travaillent pour les stades olympiques (30 personnes) et le village olympique (14 personnes), les autres travaillent pour le musée scientifique, Axe Centrique Olympique et le parc Olympique.
"Je gagne mille yuans par mois, je ne peux toucher le salaire qu'à la fin de l'année. Je suis marié depuis 4 ans, je ne peux pas avoir d'enfant, c'est trop cher." dit Hu Yaowu (Hebei, 28 ans)
La somme du salaire et les modes de paiement sont très différents selon les sous-traitants de constructeurs et le poste qu'il occupe.
Les chantiers pour les jeux olympiques sont gigantesques. Les travaux sont sous-traités à plusieurs constructeurs. Ceux-ci sous-traitent encore aux différents petits sous-traitants. ainsi dans le même chantier, pour le même constructeur, les conditions de travail sont complètement différentes. Quelques ouvriers se plaignent de ne pas avoir touché leurs salaires depuis une cinquantaine de jours, les heures supplémentaires ne sont jamais payées, alors que d’autres pense pouvoir toucher régulièrement leurs salaires.
Les salaires sont calculé selon les jours de travail, 54,4% des ouvriers interrogés touchent 40 à 60 Yuans (4 à 6 euros) par jour; 5 personnes touchent 70 à 80 Yuans (7 à 8 euros) par jour, 5 personnes touchent au dessus de 80 yuans par jour (8 euros), une personne est rémunérée en dessous de 40 yuans (4 euros) par jour. Parmi les 57 ouvriers sondés, 15 personnes ne savent pas combien ils recevront dont une personne en repos pour l'accident du travail qui ne sera pas payée.
En ce qui concerne la période de paiement, 18 ouvriers répliquent que leurs recruteurs s’engagent à régler régulièrement par mois. 20 personnes répondent que le règlement est à la fin de l'année. 4 personnes disent que le réglement se fait tous les 3 mois. Les autres ne savent pas quand est-ce qu'ils peuvent avoir leurs salaires. La plupart de ces ouvriers interrogés, manquants d’ancienneté, sont dans l'incertitude de pouvoir être rémunérés. Pour ceux qui prévoient leurs salaires dans un an, avec seulement 6 mois d'ancienneté maximum, ils ne connaissent pas la situation dans un an. Parmi ceux qui ont la période de paiement d'un mois, seulement 16 personnes ont passé 1 mois dans le chantier, dont 5 personnes qui n'ont pas eu leurs salaires au moment prévu. Le reste des ouvriers questionnés sont arrivés il y a à peine un mois. Mais, la plupart des travailleurs peuvent avoir un acompte de 100 à 300 yuans (10 à 30 euros) pour leur "frais quotidiens".
"Dans le chantier, il n'y a pas de congé officiel." répondit Wu Weiguo (Henan, 37 ans)
Parmi les travailleurs enquêtés, plus de la moitié travaillent plus de 10 heures par jour. Pas de congé, pas de week-end, le règlement stipule "sans paiement si arrêt de travail". Sauf vraiment malade ou obligé, ils travaillent tous les jours.
"Il nous suffit de remplir le ventre." dit Liang Xiangyu (Sichuan 42 ans)
27 personnes interrogées répondent être satisfaites de leur nourriture. 2 ouvriers d'origine de Fujian, disent s’habituer à la cuisine - le cuisinier venant de leur région. 9 personnes ne sont pas satisfaites de la cuisine, les raisons sont différentes: "quantité insuffisante", "la cuisine n'est pas bonne", "il n'y a pas d'autre choix", "pas assez huilé", "tellement salé qu'ils ne peuvent pas finir leur repas". Certains se plaignent du tarif des repas, car ils doivent payer pour manger au chantier, "un plat chaud coûte 6 à 7 yuans, il parait que le tarif vas encore augmenter, on ne mange pas à sa faim." Certains concluent: "Ce qu'on mange est pour les sous-hommes." les autres 19 personnes acceptent faute de mieux.
Pour l'hébergement, ils sont tous d'accord, "Il nous suffit d'avoir une place pour dormir", malgré que ce soit mal aéré, par fois 30 personnes dans la même pièce.
"Je suis allé la place Tiananmen, je me suis rendu à l'Université de Beijing et Qinhua, j’ai fait un tour et j’y ai imaginé mon enfant." dit Lü Ketao (Anhui, 37ans)
En ce qui concerne les loisirs, les ouvriers n'ont pas beaucoup de temps libre, leur consommation est très limitée. Souvent le soir après dîner, ils se promènent aux alentours. Les travailleurs qui habitent dans le district de service de construction, ils peuvent aller au cinéma de plein air gratuit, ou alors aller à la bibliothèque de l'école du soir destinée aux travailleurs migrants pour lire ou surfer sur internet. A part cela, ils passent leur temps en écoutant le radio ou musique, en jouant aux cartes, en discutant, en regardant la télé, ou dormir.
Pour tous les ouvriers, l'endroit le plus visité est la Place de Tiananmen.
"Depuis mars j'ai quitté ma maison, j'ai pas eu de relation sexuelle. Je m’y suis habitué, car je travaille comme ça depuis déjà 6 ans."
Au sujet de la vie sexuelle, 15 personnes répliquent que "C'est pour le travail qu'ils quittent leurs provinces, donc ils n'y pensent pas." Certains se disent trop jeunes (moins de 22 ans), certains sont trop âgés (plus de 40 ans) pour avoir une vie sexuelle. 2 personnes avouent implicitement qu'ils veulent aller voir les prostituées s'ils peuvent en trouver. "Je fais 3 ou 4 fois par mois", "Si je vous dis que je ne suis pas allé voir les filles, vous ne me croirez pas." Une personne refuse de répondre à cette question, une personne rentre à la maison une fois par mois pour régler ce problème. le reste de 38 personnes disent qu'ils se masturbent ou se supportent.
Pour les ouvriers mariés, la dernière relation sexuelle, remonte au jour ou ils ont quitté leur maison. Pour ceux qui ne veulent pas aller voir les prostituées, c'est par crainte de la maladie sexuelle, ou trop couteux, ou se sentent coupable vis à vis de leurs femmes.
"Je suis maintenant handicapé." dit Liu Jiafu (Sichuan 55 ans)
22 ouvriers interrogés n’ont jamais été malades dans le chantier. Parmi ceux qui ont été malades, 11 personnes sont allés eux mêmes directement à la pharmacie pour acheter des médicaments, 14 personnes ont choisi le dispensaire du district de service, 5 personnes se sont rendus à l'hôpital. Les frais sont à leurs charges. 5 personnes ont supporté la maladie ou se sont soignés eux mêmes.
77,2% d’ouvriers interrogés disent n’avoir jamais été blessés dans le chantier, parmi 12 ouvriers qui ont été légèrement blessés, seule 2 ont été soignés, dont un ouvriers blessé a été soigné à la charge de l'employeur. Liu Jiafu est gravement blessé le 9 mai 2007 au chantier du musée scientifique, il a été opéré à la jambe et à la poitrine. Les frais d'opération ont été payés par le patron, mais celui-ci est disparu ne donnant aucun signe dès qu'il est sorti de l'hôpital. Les journalistes ont découverts que la plupart des ouvriers ne sont pas couverts par l'assurance, certains n'ont même pas de contrat de travail.
"'Nid d'oiseau' est le stade principale olympique, je sais que son concepteur est celui de l'Aéroport de Charles De Gaulle de France."dit Liu Dianyu (Henan 26 ans)
Parmi les ouvriers interrogés, 24,6% ne savent pas à quoi sert le bâtiment qu'ils sont en train de construire. Lao Li (45 ans Henan) dit: "On obéit, c’est tout." Dai Xin (19 ans) dit: "On n'a pas besoin de savoir la fonction de ce bâtiment, on fait le travail, il nous paye, je suis déjà content." Zhuang Meihuan (Hunan): "Comment je peux savoir, je suis un simple manoeuvre."
Pour l'ouverture des jeux olympiques, 30% des ouvriers sondés ne connaissent pas la date exacte, certains disent que ce sera pour le juillet de l’année prochaine, ou août. l’un dit "Jeux olympique à Pékin? Il me semble que j’en ai entendu parler." Quand le journaliste leur a raconté que les jeux olympiques se dérouleront à Pékin l'année prochaine, Nie Famin (44 ans) a répliqué:"ah, ça, je ne peux pas participer, je ne suis pas sportif."
"Je connais Liu Xiang (athlète), il est chanteur non?" demande Li Zhiying (Henan 49 ans)
Les médias chinois parlent des jeux olympique populaires, mais pour les ouvriers migrants, ce n'est qu'un château en Espagne.
Le journaliste a cité 6 personne connus, Jacques Rogge, Samaranche, Yao Ming (joueur de basket ball), Guo Jinjin (plongeon), Wang Fei(chanteuse), Yang Yuyin (chanteuse), pour savoir la popularité dans ce le milieu des ouvriers migrants. 40% des ouvriers sondés connaissent Yao Ming et sa spécialité. Mais certains disent qu'il est chanteur ou joueur de Ping-pong. 18% connaissent le nom de Guo Jinjin, mais pensent qu'elle est chanteuse, sportif de gymnastique, ou joueuse de volley-ball... Plus de la moitié connaissent les 2 chanteuses Wang Fei et Yang Yuyin. Seulement 10% connaissent Rogge et Samaranche.
La plupart des ouvriers connaissent Liu Xiang, ils savent qu'il est un joueur de course, mais très peu parmi eux savent qu'il pratique la course de haie.
"J'espére que ce soit CHOW Yun Fat qui allume la flamme olympique." dit Lu Weiping (Henan, 35 ans)
Comment imaginent-ils l'ouverture des jeux olympiques?
Sur la chanson olympique, 30 ouvriers s'expriment, "Je ne sais pas, ça ne me concerne pas." Un ouvrier réclame que la chanson olympique devrait être chantée par les ouvriers qui construisent le stade.
Sur la cérémonie d'allumage de la flamme olympique, 2 personnes disent qu'ils ne connaissent pas la cérémonie. En ce qui concerne le dernier relayeur de la flamme olympique, 8 personne proposent le Président Hu Jintao, 9 personnes se présentent leurs candidatures ou désignent leurs collègues. CHOW Yun Fat est aussi dans la liste des candidatures que les ouvriers proposent.
23 personnes n'ont aucune idée sur les spectacles pendant la cérémonie d'ouverture.
"On regardera quoi qu’ils jouent." Un bon nombre d’ouvriers ont envie de voir NBA, le Plongeon et le Boxing pendant la cérémonie d'ouverture.
Quand on pose la question sur l'élégance, les ouvriers semblent manquer d'imagination. Ils préfèrent le sujet du tarif des légumes ou du salaire.
"Les jeux olympique, sont pour les riches. Je n'ose même pas y penser. Je suis déjà content de les voir à la télé." dit Zhu Wanming (Sichuan, 30 ans)
Quand on demande où seront-ils lors du déroulement des jeux olympiques? 36,8% des ouvriers ne le savent pas. 26,3% des ouvriers pensent qu'ils pourront rester à Pékin ou ont envie de rester à Pékin. 18% des ouvriers vont là où le travail les conduit, 18% pensent qu'ils seront à la maison.
Seulement 3 personnes ne veulent pas voir les jeux olympique. Pour ceux qui veulent voir les jeux, 31,5% sont soucieux de leur situation économique, leur droits de résidence, ou l'accessibilité des jeux, ils pensent que même s'ils auront envie de les voir, ils n'en ont pas les moyens, sauf par la télévision.
08 août 2007
Un monde, un rêve… les droits de l'homme universels
- Une lettre ouverte des écrivains chinois
Source: (Version anglaise) http://crd-net.org/Article/Class9/Class15/200708/20070807140359_5310.html
(Version chinoise) http://crd-net.org/Article/Class5/200708/20070807151034_5304.html
Au Président de la République, M. Hu Jingtao, au Président du Parlement du Peuple, M. Wu Bangguo, au premier ministre, M. Wen Jiabao.
Au Comité international olympique, au comité des droits de l'homme des Nations Unies, aux organisations non-gouvernementales internationales et à tous ceux qui attachent de l'attention à la démocratie et aux droits de l'homme.
Étant donné que la Charte Olympique indique que: "Toute forme de discrimination à l'égard d'un pays ou d'une personne, que ce soit pour des raisons raciales, religieuses, politiques, de sexe ou autres est incompatible avec l'appartenance au Mouvement olympique." et "Le Mouvement Olympique a pour but de contribuer à batir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte et dans l'esprit Olympique qui exige la compréhension mutuelle, l'esprit d'amitié, la solidarité et le fair-play."
Étant donné que "Un monde, un rêve" est le slogan des Jeux Olympiques de Pékin 2008;
Étant donné que de nombreuses critiques basées sur les valeurs universelles des droits de l'homme proviennent de la communauté internationale.
Nous vous lançons un appel :
Aujourd'hui, juste avant un an avant la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Pékin. C'est un grand évenement pour la Chine et pour le monde, le CIO de Pékin a publié son slogan "Un monde, un rêve".
Les citoyens chinois comme nous devraient être fiers de pouvoir organiser cette fête qui symbolise la paix, l'amitié et la justice. Mais, avec regret, quand on voit la réalité, même au cours de la préparation de cet événement, on est obligé de se demander comment ce slogan décrit le monde, pour qui ce rêve réalise-t-il? Comment faire pour que la Chine puisse organiser une vraie fête avec l'ésprit Olympique, qui sera la fiérté des tous les citoyens chinois, et appréciée par le monde entier?
Nous vivons dans un monde de plus en plus globalisé, mais ce monde n'est guère paisible. La confrontation entre les riches et les pauvres, la violation des droits de l'homme par la dictature, et la menace de la vie par la violence, sont à la une de l'actualité quotidienne. Les peuples qui se sont échappés de la guerre, de la pénurie ou des malheurs dûs à la politique, sont de plus en plus conscients que les droits de l'homme sont des valeurs universelles. Ceux-ci jouent un rôle important pour amener un monde de paix, de liberté et de justice. Le monde qui est décrit dans ce slogan est certainement un monde où tous les gens jouissent des droits de l'homme. Un monde qui ne respecte pas les droits de l'homme, ne peut être qu'un monde brisé ou la dignité, l'égalité et l'harmonie se font rare. Ainsi, le même rêve décrit dans ce slogan, devrait être juste ce que réclame la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et ce qu'affirme dans la Loi constitutionnelle de la république populaire de la Chine: les Droits de l'Homme.
C'est pour cette raison, que nous conseillons au CIO de Pékin de réctifier ce slogan en rajoutant les éléments des droits de l'homme, ce qui correspond plus à l'ésprit olympique. A cette occasion, le gouvernement chinois devrait montrer une belle image comme la plupart des pays civilisés, en respectant les Droit de l'Homme promis dans la loi constitutionnelle, et tenant compte de son engagement d'amélioration des droits humains au moment de la demande de l'organisation des jeux olympiques. Le slogan olympique de Pékin devrait être ainsi: Un monde, un rêve, et les droits de l'homme universels.
Avec ce slogan, tous les citoyens chinois seront encouragés par cet événement, ce serait une opportunité réelle pour le progrès de la Chine, pour l'harmonie de la société. N'y a-t-il un autre rêve plus merveilleux que "le même monde, les mêmes droits de l'homme"?
Nous avons ce rêve, mais nous avons aussi des inquiétudes. Ces dernières années, bien que le gouvernement chinois répéte ses engagements dans la protection des droits de l'homme, ainsi que l'abolition du systéme de “détention et rapatriement” en 2003, et l'inscription dans la loi constitutionnelle de la clause "protection des droits de l'homme" en 2004, mais jusqu'à aujourd'hui, le gouvernement chinois n'a pas pris des mesures réelles pour prouver ses efforts pour l'amélioration des droits de l'homme. Au contraire, ce que nous avons vu, entendu et vécu de nos propre expérience, c'est le détournement des informations et la répression de la liberté d'expression. Les défenseurs de droits de l'homme sont de plus en plus opprimés, les critères des droits de l'homme reconnus internationalement sont déformés, les actes de violence contre les pauvres sont de plus en plus fréquents et atroces. Même la préparation des Jeux Olympique devient une excuse pour le gouvernement afin de violer les droits des pauvres gens. Tous ces faits sont contraires à l'esprit Olympique, la Chine perd sa crédibilité devant la communauté internationale et devant ses propres citoyens.
Le gouvernement est conscient de la gravité de ces faits, c'est pour cela que le pouvoir central a prononcé une politique "basée sur l'humain" et "société harmonieuse". Mais, l'essentiel n'est pas d'annoncer des slogans, il faut prendre des mesures concrétes. Si les droits de chaque citoyen ne peut pas être respectés, même si on mobilise tous les ressources pour peindre les façades des villes, pour construire des batiments pharaoniques, ou décrocher de nombreuses médailles, on ne peut pas cacher la réalité: la Chine est un pays qui ignore les droits de l'homme. Comment la flamme olympique peut déguiser une société si conflictuelle, et camoufler l'environnement gravement pollué? Si le gouvernement agit ainsi, comment ses propres citoyens peuvent-ils partager le même rêve?
En tant que citoyens de la Chine, et citoyens du monde dans une époque globalisée, nous espérons que les problèmes des droits de l'homme peuvent être résolus définitivement, que les jeux olympiques puissent se dérouler dans des conditions libres et paisibles, que les étrangers puissent apprécier notre pays qui respecte les droits humains. Mais la réalité de la Chine nous déçoit, et nous met en colère. Nous savons que sur le sujet des droits de l'homme, notre gouvernement devrait et pourrait faire mieux, mais nous avons perdu petit à petit l'espoir et la confiance de notre gouvernement qui est en crise de la légitimité.
Avec notre conscience et le sens de responsabilité, nous appelons le gouvernement chinois à saisir cette occasion, pour ouvrir une porte vers une société harmonieuse, et à faire en sorte que les jeux olympiques deviennent vraiment un événement de joie pour les chinois. Nous allons appeler aussi la communauté internationale à faire des efforts pour ne pas être perturbé par l'émergence de la Chine. Tout ce qui se passe en Chine aujourd'hui influencera l'avenir le l'humanité.
Pour que les jeux Olympiques se déroulent autour du sujet des droits de l'homme, nous revendiquons :
- Libérer tous les prisonniers d'opinion, de croyance, d'association, de défense des droits, libérer tous les prisonniers politiques, ils ont le droit aussi de regarder les jeux olympiques avec leurs familles en paix.
- Permettre à tous les exilés chinois pour cause d'opinion politique, religion, ou croyance, de rentrer en Chine. Qu'ils regarde les matchs dans leur propre pays, et non à l'étranger.
- Appliquer sans aucune réserve le droit d'interview autant pour les journalistes chinois qu'étrangers.
- Indemniser tous les citoyens qui ont subi la démolition de leurs maison et l'expulsion forcée au nom des jeux Olympiques, libérer tous les citoyens qui proteste contre la démolition et l'expulsion. Et présenter des excuses pour ceux qui ont subi des traitement inhumains.
- Prendre des mesures efficaces pour protéger les droits des ouvriers qui construisent pour le projet olympique.
- Arrêter tout de suite le rapatriement et détention forcée des porteurs de plainte, des citoyens des autres provinces et des ouvriers migrants à Pékin au nom des Olympique. Re-ouvrir les écoles pour les enfants de migrants, ils ont le droit de se déplacer, de s'exprimer et de protester. Les enfants des migrants ont les même droits que les enfants de Pékin, ils peuvent aussi participer à cette fête.
- Surveiller les fonds destinés aux jeux olympiques, publier ouvertement les vrais coûts, la procédure d'appels d'offre, et l'utilisation de fond durant les projets olympiques, rendre les jeux olympiques transparents.
- Laisser participer librement tous les ONG, les organisations ou personnes, à fonder un comité pour surveiller si toutes les mesures sont bien mises en place. Ils publierons réguliérement un bilan.
Nous n'avons pas l'intention de politiser les jeux olympiques. Tous nos conseils sont basés sur le principe du "sans aucune discrimination" réclamé par la Charte Olympique, ils correspondent aux principes des droits de l'homme des Nations Unies, et aussi correspondent à la tradition chinoise. Si nos conseils peuvent être pris en considération, ce sera un début de progrès sur le plan social, gouvernemental et civil en Chine. Ce sera une opportunité pour le gouvernement chinois de montrer sa volonté d'amélioration des droits de l'homme.
Nous pensons que ces conseils sont réalisables. Il suffit de prendre des mesure concrétes, et coopérer avec des organisations civiles.
Si ces conseils sont refusés, nous pensons que les Jeux Olympiques de Pékin ne seront jamais inscrits dans l'histoire comme une gloire, les chinois de Chine et les chinois d'outre mer n'en seront pas fiers. Car l'esprit olympique pronne la liberté, l'égalité, la solidarité, la justice, la paix et l'amitié qui ne sont pas respectés. Au contraire, cette session de jeux olympiques sera inscrit dans l'histoire avec beaucoup de critiques, et de soupçon. En plus, tous les conflits sociaux dûs aux jeux olympiques seront accumulés et vont provoquer une explosion. Nous attendons une décision correcte de notre président, et espérons que tous les citoyens chinois puissent participer activement au mouvement olympique pour l'intérêt public, nous invitons aussi tous les pays civilisés et personnes de conscience à promouvoir l'esprit olympique, à contribuer au mouvement olympique et les droits de l'homme en Chine et dans le monde.
le 7 août 2007
Signataires (le premier groupe):
Ding Zilin 丁子霖 (professeur Pékin), Liu Xiaobo 刘晓波 (P. Docteur, Pékin), Bao Zunxin 包遵信 (Historien Pékin), Yu Haocheng 于浩成 (Jurisconsulte Pékin), Bao Tong 鲍彤 (Citoyen Pékin), Dai Qing 戴晴(écrivain Pékin), Sha Yexin 沙叶新(Scénariste Shanghai), Jiang Peikun 蒋培坤(Professeur Pékin), Zhang Xianlin 张先玲(Ingénieur Pékin), Jiang Qisheng 江棋生(Chercheur Pékin), Chen Ziming 陈子明(Chercheur, Pékin), Zhang Zuhua 张祖桦(Chercheur Pékin), Liao Yiwu 廖亦武 (écrivain Sichuan), Wang Yi 王怡(Chercheur Sichuan), Jiao Guobiao 焦国标 (Chercheur Pékin), Chen XiaoYa 陈小雅(Chercheur Pékin), Liu Junning 刘军宁(Chercheur Pékin), Xu Youyu 徐友渔(Chercheur Pékin), He Weifang 贺卫方(Professeur Pékin), Ai Xiaoming 艾晓明 (Professeur Guangdong), Sun Wenguang 孙文广(Professeur Shandong), Zhang Hong 张闳(Professeur Shanghai), Yu Jie 余杰 (écrivain Pékin), Yu Shicun 余世存 (écrivain Pékin), Ma Bo 马波(écrivain Pékin), Fu Guoyong 傅国涌(écrivain Zhejiang), Ran Yunfei 冉云飞(écrivain Sichuan), Gao Yu 高瑜 (Journaliste Pékin), Zan Aizong 昝爱宗 (Journaliste Zhejiang), Pu Zhiqiang 浦志强 (Avocat Pékin), Teng Biao 滕彪 (Avocat Pékin), Zhuang Daohe 庄道鹤 (Avocat Zhe jiang), Xia Lin 夏霖(Avocat Pékin), Hu Jia 胡佳 (Défenseur de droit de l'homme, Pékin), Liu Feiyue 刘飞跃 (Défenseur de droit de l'homme), Wen Kejian 温克坚 (écrivain libéral, Zhejiang), Zhao Dagong 赵达功 (écrivain libéral, ShenZhen), Qin Geng 秦耕 (écrivain libéral Hainan), Wang Debang 王德邦(écrivain libéral Pékin)
