12 juillet 2007
A Wuhan, 50000 kilos de poissons intoxiqués par la pollution
Le 11 juillet 2007, dans un lac à proximité de Wuhan, l'eau est couverte de poissons morts. Les aquaculteurs, repêchent les poissons morts avec des barques. Selon le bureau de la protection environnementale, ces poissons sont intoxiqués par la pollution du lac et la canicule.
Selon les habitants avoisinants, la pollution dans le lac existait depuis longtemps, de temps en temps, on vient mettre des produits pour purifier l'eau.
Mais la principale source de cette pollution provient de plusieurs tuyaux de vidange qui évacuent directement de l'eau usée dans le lac.
10 juillet 2007
Dissidents politiques de 1989 libérés de prison vivent dans la misère
Source: VOA http://www.voanews.com/chinese/w2007-07-09-voa12.cfm
Après avoir passé de longues années en prison, un bon nombre de dissidents politiques, arrêtés après le massacre de Tiananmen en 1989, sont libérés récemment. Mais pour redémarrer dans la vie, c'est extrêmement difficile.
Ces prisonniers politiques de l'événement de Tiananmen (1989), ont été libérés récemment: Sun Hong (孙宏), ancien ouvrier de l'usine de gaz de Pékin, Sun Chuanhen (孙传恒), ancien ouvrier de l'usine d'équipement géologique de Pékin, Chang Yongjie (常永杰), ancien ouvrier de la société agro-alimentaire de Pékin, Dong Shengkun (董盛坤), ancien ouvrier d'une imprimerie à Pékin, Zhang Maosheng (张茂胜), ancien employé de la société d'équipement mécanique, Gao Hongwei (高鸿卫), ancien ouvrier de l'usine de charbon de Pékin, Zhao Suoran (赵锁然), ancien ouvrier de l'usine de construction et réparation du groupe sidérurgique de Pékin, Zhang Yansheng (张燕生), ancien ouvrier du Musée d'exposition de Pékin.
La vie est difficile
Quand ces dissidents politiques ont été arrêtés en 1989, ils étaient jeunes, énergiques. Ils avaient un emploi ou venaient de sortir de l'école. Ils ont subi de lourde peine, parce qu'ils supportaient le mouvement démocratique des étudiants, et participaient eux-mêmes aux manifestations. Après 18 ans de prison, ils arrivent entre deux âges, et se trouvent face à divers problèmes. Leur santé ont été gravement dégradée. Le manque d'aptitude professionnelle moderne ne leur permet plus de trouver du travail. En ajoutant son étiquette politique, leur vie est extrêmement difficile.
Selon l'article 54 de la loi constitutionnelle chinoise, ces dissidents politiques n'ont pas les droits d' "expression, réunion, manifestation, association, élire et être élu", ils ne peuvent pas être des personnes juridiques d'une société ou être fonctionnaires. Même pour se déplacer, il faut se déclarer aux autorités, ils ont interdiction d'être interviewé par les médias.
Zhang Yansheng(张燕生), ancien ouvrier du Musée d'exposition de Pékin. il a été arrêté et condamné à perpétuité après l'événement de Tiananmen (1989) pour le crime de "pillage". Il a été commué plusieurs fois et libéré en 2003. Il n'a pas pu revoir son père avant sont décés. Sa mère est aussi gravement malade. Zhang Yansheng nous a raconté la situation de ces dissidents.
"Quand je viens d'être libéré, je n'ai aucune ressource économique, la vie était très dure. Après ces années de prison, je m'écarte si longtemps de la société actuelle. Quand je cherche un travail, dès qu'ils voient que je suis sorti de prison, ils me refusent systématiquement. Je ne peux pas faire des affaires moi même, car je n'ai pas de moyen financier. Je ne peux même pas demander l'allocation minimale, l'assurance commerciale est impossible pour moi. D'ailleurs, je ne peux pas voir les docteurs, parce que je n'ai aucune sécurité sociale."
Zhang indique, tous ces dissidents politiques libérés récemment vivent dans la misère, ils ne peuvent pas fonder une famille, beaucoup d'entre eux ont des maladies graves. Zhang espère que le gouvernement peut résoudre leurs problèmes pour garantir une vie de base."
Nouveaux jougs
Guo Haifeng (郭海峰), ancien leader des étudiants dans le mouvement démocratique de 1989, a été arrêté et condamné à 4 ans de prison pour le crime de "anti-révolutionnaire" en 1989, et remis en prison en 1996 pour le crime de "voyoutisme". Actuellement travaillant dans les business à Henan, il montre son attention et sa compassion.
"Ils se sont séparés du monde depuis si longtemps. Même s'ils sont libérés, la pression dans la vie les poursuit. Dans la prison on n'est pas libre bien sur, mais dès qu'on est sorti de prison, on se trouve dans des nouveaux jougs: la pression et la charge pour vivre. Je comprends très bien leur situation, c'est pareil pour moi quand je suis sorti de prison. J'ai plus de chance qu'eux, parce qu'à l'époque j'étais à l'école, j'ai plus de connaissance et savoir-faire. Quand on sort de prison, toutes les voies de développement sont bouchées, on n'est éjecté de la société, on est obligé de savoir vivre tout seul. Mais, ils sont plus âgés que moi, ils ont peut-être 40 ans 50 ans, c'est difficile pour eux."
Malgré que l'événement de Tiananmen est déjà passé depuis 18 ans, ces anciens leaders étudiants et dissidents politiques sont encore dans la mémoire de la plupart des gens. Des associations de droit de l'homme rappellent l'attention internationale, pour ne pas oublier ces dissidents politiques de l'événement Tiananmen et leurs apporter du soutien humanitaire.

Guo Haifeng (郭海峰) fait parti des 3 étudiants qui présentent une pétition en s'agenouillant devant le parlement du peuple lors de la cérémonie à la mémoire de l'ancien secraitaire général du pcc HU Yaobang. La mort de Hu Yaobang fait mèche de cet événement.
09 juillet 2007
L'autorité de Xiamen veux museler les internautes
Xiamen (Province de Fujian), où a eu lieu la manifestation d'anti-projet Para-xylene le 1 juin, (voir Mon ancien article et le reportage de M. Haski), est en train de concevoir un projet de loi pour interdire les internautes à publier des posts sous un pseudonyme. Si cette loi passe, désormais tous les internautes à Xiamen doivent s'inscrire leurs vrai identité et publier des posts avec vrai nom. Ce projet est protesté et critiqué par les internautes.
A la fin mai, des dizaines de milliers d'habitants de Xiamen transmettent massivement des messages qui portent des informations de anti-PX et de manifestations par sms ou sur Forum de discussion sur Internet. Cela a mobilisé de nombreux manifestants à protester dans la rue le 1er juin. 1 mois après, soucieux d'être déstabilisé par les internautes, l'autorité de Xiamen conçoit un projet de loi locale qui oblige tous les sites basés sur Xiamen à appliquer le système de l'identité réelle, c'est à dire, pour les internautes, le nom d'inscription sur les forums locaux de Xiamen doivent être la même que celui sur la carte d'identité. Tous les posts doivent être contrôlés par webmaster avant d'être publiés. Cette loi va restreindre la liberté d'expression déjà limité des habitants de Xiamen, et risque d'être copiée par d'autre villes et par le pouvoir central.
Mais certains observateurs ne croient pas que cette loi va prendre l'effet, car cela va empêcher les internautes de s'inscrire aux forums locaux à Xiamen, et finalement effrayer les investisseurs. En fait, avec les moyens que l'autorité chinoise possède, ils peuvent très facilement localiser les émetteurs d'information même sous un pseudonyme. Apparemment, le gouvernement local a peur que l'internet puisse avoir des effet de masse et déstabilise son contrôle.
Comme tous les régimes totalitaires, le gouvernement chinois a peur de l'expression libérale, et cela montre encore une fois la fragilité du pouvoir. Ainsi, il n'est pas si puissant que l'on croit.
Esclaves dans des ateliers de "coton noir"
Un courageux journaliste civile a pénétré des ateliers de "coton noir" à Wuhan, et a publié son enquête sur internet. Voici son reportage:
En Juillet à Wuhan, la vague de chaleur rend l'air irrespirable. Quand les gens se soucient de la canicule, des ouvriers travaillent encore dans des ateliers de "coton noir" sans aucune protection. "Coton noir" n'est pas du vrai coton, ça vient de débris de tissu ou chiffon abandonné, ramassé dans la poubelle ou dans la rue. Les ouvriers de l'atelier tapent les chiffons pour les faire décomposer et reconstituent la matière du faux coton. Avec cette matière, ils fabriquent des couvertures, des coussins, ou des jouets fourrure. Sans désinfection et aucun traitement hygiénique, ces produits recyclés contiennent pleins de microbes, et nuisent gravement à la santé.
Dans ces ateliers remplis de poussière, l'air pique les yeux, et fait tousser. Sans aucun équipement pour abaisser la température, les ouvriers travaillent dans un véritable four. Quand ils ne supportent plus, ils se couchent par terre pour se reposer. Sur leurs corps, plein de piqûres de moustiques. Pour certains, même les doigts sont bouffés par la machine. Un ouvrier dit au journaliste discrètement "Le patron est méchant, depuis que je rentre dans cet atelier, j'ai maigri, quand je respire, j'ai mal au poumon."
Dans cet atelier, il y a évidement des surveillants, quand ils ont aperçu le journaliste, ils ont voulu prendre la caméra, l'un menace le journaliste:"Je te tue, si tu prends des photos." Le patron, en accusant ses ouvriers de parler avec des étrangers, explique au journaliste, "on n'est pas des briqueteries noires ici." Le journaliste fait un appel: Qui peut sauver tous ces ouvriers esclaves?
Depuis le reportage des esclavages dans les briqueteries clandestines à Shanxi, il y a plusieurs cas d'esclavage dans d'autre provinces ont été révélé par les internautes. Mais cette fois-ci les médias traditionnels ont gardé le silence pour ne pas déstabiliser la "société harmonieuse" qu'a demandé le président Hu Jingtao.
Source: http://bbs3.news.163.com/photo/2389586.html
Merci à Lao Cai, pour me signaler cette information.

Le doigt est bouffé par la machine

Dans des conditions insupportables, des esclaves travaillent, il me semble que certains sont des mineurs.

Le surveillant de l'atelier, pointe son doigt sur le journaliste.
06 juillet 2007
Foxconn oblige ses employés à porter le deuil de leur patron
Faxconn, fabricant sous-traitant de iPod, est connu pour son scandale concernant les conditions de travail l'an dernier. (Voir: ici)
Cette fois-ci, il oblige ses employés à porter le deuil. Le 4 juillet, Guo Taicheng, l'ex-grand patron du groupe, frère de l'homme le plus riche à Taiwan, est mort du cancer à Pékin. Le même jour, un document interne est transféré à tous les départements du Groupe, qui interdit à tous les employés de porter des vêtements de couleur voyante, et demande à des salariés de tous les départements de veiller dans la "chapelle ardente" jour et nuit.
Selon le journaliste du NanFangDushiBao (Journal métropolitain du sud) sur place, dans le secteur de l'usine, des bandeaux blancs mortuaires sont accrochés partout, dans chaque étage des établissements, la musique funèbre et la biographie de l'ex-patron sont répétés sans fin. Les ouvrières ont quitté leurs vêtements de travail d'habitude qui sont en rouge, et ont changé en bleu clair. Les hommes en T-Shirt blanc ou noir. Une cantine de l'usine, est transformée en chapelle ardente, où des employés doivent veiller jour et nuit.
Un informateur a montré au journaliste le document interne du groupe, dans ce document est indiqué: a partir du 5 juillet, les vêtements de couleur rouge, jaune, et rose sont interdits. Tous les décors voyants dans les bureau doivent être retirés, les fleurs et les Bonsaï doivent être garder dans les entrepôts. Toutes les pancartes, les indicateurs, ou les étiquettes rouges sur l'écran doivent être retirés.
Bandeaux blancs partout, ouvriers en chemise blanche.
Document internet: interdire temporairement de porter les vêtement de travail en rouge pour les filles.
Guo Taicheng, ex-patron du groupe Foxconn
04 juillet 2007
émeute de 10,000 personnes à Chongqing
Voici le video de cette émeute. Je vous invite à voire le reportage de M. Pierre Haski sur le site de rue89/Chinatown. http://www.rue89.com/2007/07/03/nouvelle-emeute-dans-le-centre-de-la-chine Source: http://www.rfa.org/cantonese/xinwen/2007/07/02/china_riot/02 juillet 2007
10,000 personnes encerclent le siège gouvernemental à Chongqin
Selon le centre information du mouvement démocratique et le droit de l'homme basé à Hongkong, le soir du 29 juin, il y a environ 10000 habitants de Yiuyang à Chongqin ont manifesté et encerclé le siège gouvernemental. Une voiture de la police est détruite, des équipements bureautiques du gouvernement sont endommagés. La manifestation est dissipée par 200 policiers de anti-émeute. Il y a 10 personnes blessés, 4 arrestations pendant la manifestation.
Cette manifestation est provoquée par une affaire de délinquance: un collégien a poignardé son camarade dans le campus, la victime est morte 1 demi heure après sans aucun recours de la part de l'école. La mère de la victime a voulu se rendre sur place, mais la famille a été empêchée et battue par la police.
Le lendemain, la famille de la victime est allée à l'école à nouveau pour protester, mais ils ont été écartés et frappés par la police. Cela a provoqué une manifestation d'environ 10000 personnes devant le gouvernement local même sous la pluie.
Aucun média chinois a rapporté cette manifestation.
Le lien pour le video:
http://www.56.com/u13/v_MTUwOTA1MDY.html
Les sièges gouvernementales hors norme - 2
Pour une fois, CCTV transforme sa fonction de propagande en plate-forme de communication. Par ce biais, les dirigeants du pouvoir central, surtout Wen Jiabao (un passionné d'Internet) peuvent contrôler les gaspillages budgétaires des sous officiers locaux. Dès le début de l'année, plusieurs gouvernements locaux ont reçu des avertissements pour la construction hors norme des bâtiments du gouvernement. A Boyang (province de Henan), une des régions plus pauvres de la Chine, l'autorité locale a construit un siège gouvernemental en copiant la place Tiananmen, malgré la plupart des habitants de cette ville sont en dessous du seuil de pauvreté.
Il faut savoir qu'en Chine les constructions publiques s'accompagnent toujours de corruption. Les décideurs peuvent recevoir les commissions des entreprises sou-traitants. Cela incite les dirigeants locaux à concevoir des projets pharamineux.
Pour les internautes, Il suffit de prendre des photos devant les sièges gouvernementaux locaux et publier sur l'Internet. Un geste simple, mais risqué. Il y a 2 semaines, un internaute de la ville Tengzhou (Province de Shandong), sous le pseudonyme “Baizhantang123”, a publié sur l'internet quelques photos du siège gouvernemental de cette ville. Il a été localisé par la cyber-police, et arrêté sous prétexte d'escroquerie.


Mairie de Shunde, Province de Guangdong













01 juillet 2007
Les sièges gouvernementales hors norme - 1
Source: Tianya
La fameuse CCTV (Télévision centrale de la Chine) a lancé une enquête sur le forum Tianya pour appeler les internautes à montrer les photos des bâtiments gouvernementaux locaux qui sont "au delà de la norme". En tant qu'organe de propagande du pouvoir central, CCTV lance ce projet probablement pour effrayer les dirigeants des gouvernements locaux, et transmettre l'inquiétude du pouvoir central. Les internautes, qui habitent dans les quatre coins de la Chine, répondent activement à cet appel en postant des photos sur ce sujet. Jusqu'à présent, il y a 54 milles cliques et milliers de réponses sur ce post.
Voici quelque photos des siéges gouvernementaux de la Chine. Pour nous, les chinois, C'est une véritable honte de voir ces batiments luxieux, car il y a encore des dizaines de millions de populations qui n'arrivent pas à payer les études de leurs enfants, et ne peux pas être soigné faute de l'argent. Aucun système de la sécurité sociale pour la plupart de peuple.

Mairie de Huangshan, Province de Anhui

Mairie de Changzhou, Province de Jiangsu

Siége gouvernementale du district de Kaixian, Chongqin

Siége gouvernementale du district de Fengdu, Chongqin
Siége gouvernementale du district de Liaobuzhen, Dongguan, Province de Guangdong

Mairie de Dongying, Province de Shandong


Siége gouvernementale Yingquan district, Fuyangshi, Province de Anhui (Ceci est la copie de la maison blanche)


Mairie de Shenzhen, province de Guangdong
(A suivre...)













