Jardin de liberté

L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité, c'est lumière qui le fait; la haine ne peut pas chasser la haine, c'est l'amour qui le fait.

09 juillet 2007

L'autorité de Xiamen veux museler les internautes

Xiamen (Province de Fujian), où a eu lieu la manifestation d'anti-projet Para-xylene le 1 juin, (voir  Mon ancien article et le reportage de M. Haski), est en train de concevoir un projet de loi pour interdire les internautes à publier des posts sous un pseudonyme. Si cette loi passe, désormais tous les internautes à Xiamen doivent s'inscrire leurs vrai identité et publier des posts avec vrai nom. Ce projet est protesté et critiqué par les internautes.

A la fin mai, des dizaines de milliers d'habitants de Xiamen transmettent massivement des messages qui portent des informations de anti-PX et de manifestations par sms ou sur Forum de discussion sur Internet. Cela a mobilisé de nombreux manifestants à protester dans la rue le 1er juin. 1 mois après, soucieux d'être déstabilisé par les internautes, l'autorité de Xiamen conçoit un projet de loi locale qui oblige tous les sites basés sur Xiamen à appliquer le système de l'identité réelle, c'est à dire, pour les internautes, le nom d'inscription sur les forums locaux de Xiamen doivent être la même que celui sur la carte d'identité. Tous les posts doivent être contrôlés par webmaster avant d'être publiés. Cette loi va restreindre la liberté d'expression déjà limité des habitants de Xiamen, et risque d'être copiée par d'autre villes et par le pouvoir central.

Mais certains observateurs ne croient pas que cette loi va prendre l'effet, car cela va empêcher les internautes de s'inscrire aux forums locaux à Xiamen, et finalement effrayer les investisseurs. En fait, avec les moyens que l'autorité chinoise possède, ils peuvent très facilement localiser les émetteurs d'information même sous un pseudonyme. Apparemment, le gouvernement local a peur que l'internet puisse avoir des effet de masse et déstabilise son contrôle.

Comme tous les régimes totalitaires, le gouvernement chinois a peur de l'expression libérale, et cela montre encore une fois la fragilité du pouvoir. Ainsi, il n'est pas si puissant que l'on croit.

Posté par quyuan2 à 19:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Esclaves dans des ateliers de "coton noir"

Un courageux journaliste civile a pénétré des ateliers de "coton noir" à Wuhan, et a publié son enquête sur internet. Voici son reportage:

En Juillet à Wuhan, la vague de chaleur rend l'air irrespirable. Quand les gens se soucient de la canicule, des ouvriers travaillent encore dans des ateliers de "coton noir" sans aucune protection. "Coton noir" n'est pas du vrai coton, ça vient de débris de tissu ou chiffon abandonné, ramassé dans la poubelle ou dans la rue. Les ouvriers de l'atelier tapent les chiffons pour les faire décomposer et reconstituent la matière du faux coton. Avec cette matière, ils fabriquent des couvertures, des coussins, ou des jouets fourrure. Sans désinfection et aucun traitement hygiénique, ces produits recyclés contiennent pleins de microbes, et nuisent gravement à la santé.

Dans ces ateliers remplis de poussière, l'air pique les yeux, et fait tousser. Sans aucun équipement pour abaisser la température, les ouvriers travaillent dans un véritable four. Quand ils ne supportent plus, ils se couchent par terre pour se reposer. Sur leurs corps, plein de piqûres de moustiques. Pour certains, même les doigts sont bouffés par la machine. Un ouvrier dit au journaliste discrètement "Le patron est méchant, depuis que je rentre dans cet atelier, j'ai maigri, quand je respire, j'ai mal au poumon."

Dans cet atelier, il y a évidement des surveillants, quand ils ont aperçu le journaliste, ils ont voulu prendre la caméra, l'un menace le journaliste:"Je te tue, si tu prends des photos." Le patron, en accusant ses ouvriers de parler avec des étrangers, explique au journaliste, "on n'est pas des briqueteries noires ici." Le journaliste fait un appel: Qui peut sauver tous ces ouvriers esclaves?

Depuis le reportage des esclavages dans les briqueteries clandestines à Shanxi, il y a plusieurs cas d'esclavage dans d'autre provinces ont été révélé par les internautes. Mais cette fois-ci les médias traditionnels ont gardé le silence pour ne pas déstabiliser la "société harmonieuse" qu'a demandé le président Hu Jingtao.

Source: http://bbs3.news.163.com/photo/2389586.html
Merci à Lao Cai, pour me signaler cette information.

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Le doigt est bouffé par la machine

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Dans des conditions insupportables, des esclaves travaillent, il me semble que certains sont des mineurs.

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Le surveillant de l'atelier, pointe son doigt sur le journaliste.

Posté par quyuan2 à 12:09 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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