20 juin 2007
Les fonctionnaires jouent aux cartes au travail
Hier vers 11 du matin, quand les journalistes du magazine Hébdomadaire de la Lois sont rentré dans un bureau de l'Inspection disciplinaire de Hongtong (Shanxi Province), là où a eu lieu l'exploitation des enfants esclaves, les fonctionnaires sont en train de jouer aux cartes dans le bureau. Cette scène est prise en photo et fait le tour dans tous les forums de discussions.
Selon les journalistes, quand ils sont arrivés, ils n'ont trouvé personne sur place. Mais quand ils ont aperçu que dans un bureau il y a de la lumière et des voix, ils ont attendu dehors jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Mais dans ce bureau rempli de fumé, les journalistes sont choqués par la scène du "travail" des fonctionnaires - 5 personnes en train de jouer la dame de pique. Quand un journaliste a sorti son caméra, ils ont rangé tout de suite les cartes et tenté de fuire par la fenêtre.
Les fonctionnaires surpris par l'arrivée des journalistes, sont en train de jouer "La dame de pique".
Un responsable explique aux journaliste, ils jouent aux cartes pour se relaxer un peu, car l'inspection des briqueteries clandestines est trop fatigante.
Sichuan: mille ouvriers en grêve
Source: Centre d'information pour le droit de l'homme et la démocratie en Chine
Le soir du 15 juin, deux ouvriers de la société du groupe Tianmei (charbon du ciel) dans la ville Mianzhu (Province de Sichuan), sont grièvement blessés à l'arme blanche par des intrus à leur domicile. Ces deux ouvriers ont révélé les extorsions de dirigeants de la sociéte, et ont voulu porter plainte à l'autorité supérieure (Shangfang, pour l'explication, voir ici). Cet événement a provoqué la colère de mille ouvriers de la société, ils ont protesté auprès de la police.
Selon les témoins, il y a 3000 personnes qui travaillent dans la société, 1000 entre eux ont été licenciés massivement. Tandis que les dirigeants de la société ont intercepté 7 millions Yuans de leurs indemnités de licenciement. Les ouvriers ont organisé une équipe de protestation, et ont élu 2 représentants pour porter plainte à Pékin ou Chendu. Juste avant le départ, ils ont été attaqués.
La police locale a confirmé que 2 ouvriers ont été hospitalisés, mais a refusé de dire si les coupables ont été arrêtés. Aucun presse nationale a reporté cet événement.
Voici les commentaires des internautes sur forum de discution de Sichuan
Shentao: Quelle époque.
Yanshan: Si les ouviers disent la vérité, c'est très facile à vérifier. Mais qui peut aller enquêter, et qui ose aller enquêter? Truands, des vrais truands.
Yewu: Vous pouvez laisser vos coordonnées? Je suis journaliste, je suis intéressé, je veux interviewer. Si possible, envoyez moi un message.
Lunluoshangdi: J'ai de la sympathie pour ces gens. Mais à ma connaissance: autour de l'hôpital, il y a des gardes de sécurité, aux environs de 4 km, il y a des brigades anti-émeute, ils sont des centaines regroupé dans la cour de la police locale, la situation est plus grave qu'on ne le croit.
Mujiang0826: C'est horrible, on est à l'époque de la guerre.
Fenghuaxueyuelaotuguai: Je travaille dans cette ville, je peux témoigner que c'est vrai. S'il Vous plait, faites le tour de ce message dans tous les forums, c'est avoir bon coeur que de faire ça, c'est aussi la voix du peuple, que les journalistes puissent le justifier, nous sommes avec vous.
Lunluoshangdi: Un petit détail, 1. l'indémnité du licenciment est 20000 yuans, dont 10000 yuans ont été volés. 2. à l'hopital il y a 10 policiers qui surveillent le lieu.
Lunluoshangdi: La dépêche, dans le réunion des cadres de la société en question, un dirigeant a dit:"C'est bien fait (de les poignarder). Il faut leur donner une leçon, sinon les ouvriers ne nous écoutent pas."
1954IIchy: les deux victimes s'appellent Zhao Deqiang et Zhang Li, ils sont anciens militaires, c'est moi qui les ai envoyés à l'armée à l'époque où ils travaillaient chez nous, je regrette vraiment.
Tangshan: le cerveau de la mafia est un sénateur
Ces 2 jours-ci, sur plusieurs médias chinois , une autre affaire a "choqué" la population chinoise qui est encore sous la colère et la peine pour les enfants esclaves à Shanxi.
A Tangshan, dans la province de hebei, un groupe mafieux a été réprimé par l'autorité en mars. Yang Shukuan, cerveau du groupe, est officiellement sénateur municipal et directeur d'une entreprise locale. Ce qui est impressionnant dans cette affaire, ce sont les grands moyens qu'ils ont été employés pour commettre des crimes. Il possède 4 voitures militaires blindées, 38 armes à feu de toute sorte, et des grenades lacrymogènes.
Selon les médias, Yang, et son groupe de mafia, ont employé ces armes lourdes pour extorquer les commerçants, ils s'emparent par la force de plusieurs mines dans la région, et ont été impliqués dans plusieurs cas d'assassinats et de viols. Le montant relatif de ses crimes s'élève à 80 millions euros.
Ce groupe défile souvent dans la rue avec des voiture blindées. Une fois un policier a voulu les stopper, il a été battu et grièvement blessé. Quand Yang a repéré une mine de fer, il a menacé le gérant de la mine avec des hommes armés, en tirant des balles sur sa maison. De la même façon, il "emprunte" de l'argent à plusieurs commerçants.
Pour obtenir le statut officiel , il a corrompu plusieurs membres du gouvernement, notamment dans la police pour se procurer des armes lourdes.
Selon les médias, la décision de la répression du groupe mafieux provient du pouvoir central, qui craint la possession d'armes puisse menacer la sécurité de la capitale chinoise. En Chine, comme dans l'affaire de l'esclavage à Shanxi et dans les autres situations préoccupantes, il faut toujours attendre la colère du pouvoir central pour que l'autorité locale puisse réagir et dissiper la colère du peuple.





